Colloque de l’AMPI : « Management »… résister pour soigner

XXIèmes Journées de Psychothérapie Institutionnelle

LES 19-20 OCTOBRE 2007

ARCHIVES DEPARTEMENTALES Gaston DEFFERRE

 

DES BOUCHES DU RHONE

 

18-20 Rue Mirès

 

13003 MARSEILLE

 

04 91 08 61 08

 

 

Associer « Management » qui renvoie à l’aliénation sociale à soigner qui renvoie à l’aliénation mentale n’a rien d’étonnant dans une journée se référant à la psychothérapie institutionnelle. L’articuler autour de la résistance peut cependant questionner, surtout si l’on tire la lecture du côté du politique avec incitation à la résistance, à contrario du travail habituel sur le dépassement des résistances. S’il est répétitif d’évoquer « la crise de la psychiatrie », il est légitime dans le contexte actuel de poser la question de l’avenir d’une psychiatrie centrée sur la clinique du sujet, respectant l’humain et concevant la folie comme faisant partie de la condition humaine Diriger, organiser une entreprise, qui est la définition de l’anglicisme « management », a des effets sur les soins . Déresponsabilisation, interchangeabilité, protocolisation effrénée , envahissement des écrits, sous -effectif, aboutissent à une perte de sens du travail et à une fuite du personnel soignant qui rendent difficile l’exercice du métier de soignant. La référence à la gestion d’entreprise avec son corollaire de rentabilité effrénée est-elle compatible avec l’exercice d’une mission de service public de santé ? Sans désigner un persécuteur bouc émissaire anglo-saxon, est ce un hasard si la « psychiatrie » du DSM est compatible avec la référence au management ? Quelle position tenir face au novlangue anglicisant et acronymique ? Comment soutenir dans la nosographie et les thérapeutiques une clinique du sujet ?. Ou, dit autrement, quelles formes donner à la Psychothérapie Institutionnelle dans les lieux dits de soins psychiatriques en ce début du 21ème siècle ?

Création d’un blog d’étudiants en formation d’éducateurs spécialisés

http://actesla.hautetfort.com

fin du mouvement de grève à l hopital de jour st léon

Après plus de six semaines d’arrêt de travail, les salariés grévistes de l’Hôpital de Jour St Léon (Centre de Guidance Infantile) ont pris la décision d’arrêter le mouvement de grève. Non pas que leurs revendications aient été atteintes, mais du fait de la situation de blocage qu’ils ont rencontré à tous les niveaux de la hiérarchie et des instances de l’A.R.S.E.A.A, du refus de la direction générale et du CA d’ouvrir de véritables négociations, et de la Ddass de faire médiation

Le refus d’ouvrir des espaces de parole permettant l’expression du malaise profond que connaît l’Hôpital de Jour depuis plus de trois ans est à l’origine de ce mouvement.

Il aura tout de même permis de mettre à jour le déficit de discussions dans l’équipe ainsi que la nécessité d’une élaboration théorique pour assurer un réel travail de soin (position attestée par la direction du Centre de guidance infantile).

Soit, mais dans quelles conditions ?

Nous avons le regret de constater qu’au sortir de ce mouvement, est vérifié que le pouvoir hiérarchique se permet de ne pas appliquer des protocoles validés dans l’équipe (quant aux mouvements internes par ex).

Fort de ce constat , il nous apparaît maintenant évident que les associations gestionnaires en général, et l’Arseaa en particulier prennent des orientations désastreuses dénaturant en tout point ce à quoi nous étions attachés dans ce qu’elles contenaient de valeurs humaines.

Cette dérive est due au « style de management » mis en place.
Il y aurait ceux qui sont payés pour « penser », par opposition à ceux qui le seraient pour « exécuter ».

Il est évident qu’à ce style de management, qui n’a de participatif que le nom, correspond un ensemble d’attitudes et de comportements qui autorise le responsable à exercer son pouvoir sur un groupe, sans que discussions, critiques et débats ne soient permis .

Pour certains, tenir et revendiquer une position divergente de celle de nos responsables n’est plus matière à penser autrement à élaborer et à dire,. Bien au contraire, cette posture, vécue immédiatement comme concurrentielle (concurrence à qui, à quoi ?) est niée, sanctionnée et motif d’exclusion… Si le subordonné n’est pas en accord avec le supérieur, ce dernier peut lui faire sentir que les représailles existent.

Dés lors le pas, est très vite franchi. entre « l’autorité »(supériorité de mérite.. qui impose l’obéissance sans contrainte, le respect, la confiance), servant de référence à laquelle nous reconnaissons une valeur certaine et « l’autoritarisme » ne servant à cette même personne qu’à imposer sa toute puissance

La conséquence en est une perte de confiance et une position soumise du personnel vis à vis de nos institutions et de leurs dirigeants.

Dans ce contexte on peut se demander comment dans une relation avec le malade, le soignant peut-être dans une communication effective dès lors que lui-même est soumis à ce schéma de l’organisation ?

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lettre ouverte du Secrétaire Santé Sociaux 31 suite au courrier du Directeur Général de l’A.R.S.E.A.A.

logo sud santé-sociaux Dans un courrier adressé au Délégué Syndical SUD Guidance, une fois de plus, la Direction Générale essaie de nous « ballader ».

A la différence de ce qu’il laisse entendre dans le 1er alinéa de sa lettre, Mr MARCISET nous proposait à 14 h d’échanger notre reprise du travail contre le nom du « médiateur ». Il n’est pas question d’un choix commun de médiateur mais de décision unilatérale du Directeur Général.

En outre, il s’agissait à ce moment-là d’une « médiation » qui devait intervenir les 11 et 12 octobre (le 11 à partir de 13h). Nous constatons, encore une fois, que les dates changent, que quoique les grévistes aient envisagé d’être présents le 11 à partir de 13h et le 12 Octobre (information communiquée à son secrétariat à 16h30), Monsieur MARCISET pose dans son courrier, comme préalable à la reprise du travail les dates du 18 et 19 Octobre « (dates restant à confirmer en fonction des diponibilités de l’intervenant extérieur) » … « dont l’identité vous sera communiquée dans les prochains jours » (sic).

S’agit-il d’un lock-out déguisé? Comme tout le monde peut le constater, nous assistons une fois de plus, à des gesticulations perverses de la part de cette Direction Générale qui, si besoin était, la décrédibilisent encore davantage.

 

le Secrétaire Départemental

SUD Santé-sociaux 31

Mr Jacques LUMEAU

courrier du Directeur Général de l’A.R.S.E.A.A. au Délégué Syndical Sud Guidance

Monsieur,

j’ai pris contact par téléphone avec vous ce jour, à llh et à llh 45 et vous venez (à 14h) de me confirmer votre intérêt pour une reprise du travail sous condition d’un choix commun d’un médiateur.

Ma question relève des besoins d’organisation d’une journée et demie de travail telle que nous vous l’avons proposeé, par une note remise en main propre à M. SAMITIER, vendredi 28 septembre.

Pour organiser la fermeture de l’hôpital, nous devons tenir compte d’un délai suffisant afin que les parents et les professionnels puissent prévoir une alternative à l’accueil de chaque adolescent, je dois au minimum disposer d’un délai de prévenance d’une dizaine de jours.

Vous avez proposé de me donner une réponse ce soir. Nous pourrons en conséquence organiser ce temps de travail au plus tôt les 18 et 19 octobre (dates restant à confirmer en fonction des disponibilités de l’intervenant extérieur).

Cela nécessite qu’auparavant vous m’ayez fait connaître votre disposition par rapport à la levée du mouvement de grève pour vous préciser les modalités de votre reprise de travail, qui vous le comprendrez ne pourra se faire sur l’hôpital de jour St Léon sans le préalable de cette médiation. La direction générale et la direction d’établissement se mettent au travail sur cette hypothèse, afin de retenir un médiateur dont l’identité vous sera comuniquée dans les prochains jours.

 

Dans l’attente de votre réponse, je vous prie de bien vouloir accepter, Monsieur, mes sincères salutations.

                                                                                Le Directeur Général

                                                                                A.R.S.E.A.A

 

n’oubliez pas : Débat salle du sénéchal 17 rue de Remusat ce soir à 20h30

plus d’ infos sur la soirée, cliquer ici

Réponse du Conseil d’Administration de l’A.R.S.E.A.A. aux revendications des salariés grévistes

1ère revendication : gel des mouvements internes

réponse du Conseil d’Administration de l’A.R.S.E.A.A. : le mouvement interne s’applique. Il relève de la responsabilité d’un cadre de proximité d’organiser le service pour assurer au mieux l’accueil et le soin des enfants.

2ème revendication : Levée de la sanction de Mr B.

réponse du Conseil d’Administration de l’A.R.S.E.A.A. : La sanction de Mr B sera maintenue, considérants que les faits reprochés correspondent à des comportements fautifs avérés. La sanction sous forme d’avertissement doit permettre une meilleure lisibilité et compréhension des règles qui s’imposent à un salarié dans le cadre de sa mission. Un évenement de cette sorte doit servir à faire progresser le salarié ainsi que les rapports au sein de l’association.

 

article de la depêche du 28/09/2007

article de la depêche du 28/09/2007 uc5h9s4z

erratum : en grève depuis le 28 aout 2007

Mercredi 03 Octobre 2007 Débat Salle du Sénéchal 17 rue de Rémusat 31000 Toulouse

logo sud santé-sociaux « Aujourd’hui si on meurt du travail’ c’est qu’on nous pousse à faire un travail mort » Christophe Dejours

 

 

VIOLENCE SOCIALE, VIOLENCE SYMBOLIQUE :


QUEL TRAVAIL DE SOIN EN SANTE MENTALE AUJOURD’HUI ?

 

Mercredi 03 Octobre 2007

Salle du Sénéchal 20H30

17 rue de Rémusat. 31000 TOULOUSE

 

Débat autour de :

 

- la conférence de christophe Dejours à l’hôpital psychiatrique de St-Alban (2005) « le Travail invisible ou qu’est ce que l’intelligence au travail ? »

 

- un conflit du travail à l’hôpital de jour pour adolescents de la rue St Léon : Un mois de grève et après?

 

- du collectif d’information santé-travail (C.I.S.T.), sous réserve.

 

 

… Plus largement, que sont devenus les conditions d’exercice du travail clinique à l’hôpital et dans le médico-social ? Comment résister à la marchandisation des « biens immatériels » que sont le soin, l’éducation et la culture ?

 

tract intersyndical pour la journée du 27/09/2007

logo sud santé-sociaux logo cfdt arseaalogo

Depuis un mois, une majorité des éducateurs de l’Hôpital de Jour St Léon (service de pédopsychiatrie de l’Arseaa), est en grève sans avoir pu ouvrir de réelles négociations avec leur Direction.

« On ne fait pas grève pour de la clinique » se contente de leur répondre le Directeur Général.


Cette situation conflictuelle est symptomatique du virage dangereux que prend notre association.

Sous prétexte de « modernité », c’est tout un ensemble de pratiques soignantes et d’accompagnements qui sont mises à mal par une logique de management calquée sur le mode de l’entreprise marchande, imposée par nos directions.

Ce type de management a pour effet désastreux de retirer la parole à l’ensemble des techniciens les transformant ainsi en de simples exécutants.

Que ce soit par autoritarisme ou adhésion volontaire à l’incontestable « Guide des bonnes pratiques », toute singularité est stigmatisée au profit d’une standardisation des praxis.


Nous revendiquons le droit de penser notre travail.

Nous refusons que des désaccords cliniques se voient réglés par la seule répression des salariés : sous forme de déplacements arbitraires ( authentifiées par les clauses de mobilité sur les contrats de travail) et de sanctions disciplinaires.

Afin de défendre notre mission de service public et soutenir les salariés grévistes, nous appelons tous les salariés du secteur à un débrayage et un rassemblement


jeudi 27 septembre

à 16h00

au siège de l’Arseaa

(7 chemin Colasson, M° Basso Cambo)

 

 


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